-10%

Nouvelles Questions de Femmes n°09

Septembre 2017. Version numérique

3,90 3,51

Nouvelles Questions de Femmes est un magazine de psychologie qui nous ressemble !

100 pages

Description

Le changement, c’est pour quand ?

Même après cette longue – très longue – séquence électorale, il ne s’agit pas d’une question adressée aux politiques. Mais d’une interrogation destinée à nous-mêmes. Du moins si, comme
une grande majorité d’entre nous, nous ne sommes pas satisfaites de notre vie actuelle. Bien sûr, nous ne sommes pas malheureuses, mais sommes-nous parfaitement heureuses ? Probablement pas. Alors, qu’est-ce qui nous retient ?
On se trouve souvent de fausses bonnes raisons pour justifier notre immobilisme, à commencer par la peur de quitter un quotidien maîtrisé pour un saut dans l’inconnu. Ce qu’on l’ont qualifie souvent de «réalisme». Comme le dit la psychanalyste Sophie Cadalen, «Le risque est d’ordre imaginaire. C’est plus confortable souvent de cajoler le rêve qui nous rendrait heureuse dans sa réalisation, plutôt que de le mettre en action». Mais à raisonner ainsi, on n’agit jamais… et on cultive les regrets futurs.
Attention cependant à ne pas confondre rêves et mirages. Certains changements, comme de «tout plaquer pour ouvrir une chambre d’hôtes en Lozère», sont dans l’air du temps. Mais nous correspondent-ils vraiment ? Et sommes-nous prêtes à supporter des «hôtes», qui sont en fait des clients peuvant se montrer très exigeants, voire désagréables, 24 heures sur 24 avec son compagnon, et à accepter une baisse de revenus d’autant plus conséquente que les bénéfices doivent être réinvestis ? Le changement, ça se prépare.
Une qui n’a pas vraiment peur du changement, c’est Anne-Sophie Lapix. L’intervieweuse pugnace qui a quitté Canal+ pour prendre les rênes d’une émission de divertissement se retrouve sous les feux de l’actualité en succédant à David Pujadas à la tête du JT de France 2. Une décision qui lui vaut un flot de critiques et de remarques acerbes, de la part de certains internautes mais aussi de confrères peu enclin à l’ouverture. Alors que son expérience, son professionnalisme et son parcours parlent pour elle, difficile de ne pas voir dans ce procès en légitimité les relents d’un
sexisme toujours bien présent dans notre société. Là aussi, le changement se fait attendre…