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Nouvelles Questions de Femmes n°02

Octobre 2016. Version numérique

3,90 3,51

100 pages

Description

Bridget n’est pas une femme parfaite…

…nous non plus ! Si l’héroïne imaginée par Helen Fieldings nous plaît autant, c’est qu’elle nous ressemble et que nous nous reconnaissons en elle. Dans ses galères avec les hommes, dans sa lutte contre les poils, les mauvaises habitudes et les kilos superflus, dans ses crises d’angoisse face aux filles trop séduisantes, dans ses questionnements métaphysiques sur les choix de carrière et dans l’angoisse face à la maternité et à l’éducation des enfants. Alors, franchement, la perfection n’est pas un combat. D’autant que, grâce aux soeurs Girard, on sait aujourd’hui ce qu’il faut penser des femmes parfaites. Comment ça elles sont, et nous aussi, totalement de mauvaise foi sur ce sujet ?

Pourtant, avouons que cela fait du bien de voir un personnage de fiction qui, comme nous, fait ce qu’elle peut, comme elle peut, avec les moyens du bord… et ne s’en sort pas si mal que cela. Bon, dans la vraie vie, tout ne se passe pas forcément aussi bien qu’au cinéma. Mais, face aux tracas du quotidien, aux attentes de la société et des autres (notamment les hommes), ce ne serait peut-être pas mal de lâcher un peu prise.

Admettons que nous sommes ce que nous sommes, ce qui ne nous empêche pas d’essayer de nous améliorer, mais sans mettre la barre tellement haut qu’on ne la franchira jamais. Comme Lynda Lemay, superbe quinquagénaire qui a – enfin – décidé d’être heureuse, comme Karine Ferri, qui a dû surmonter drames et critiques au tout début de sa carrière, comme Simone Signoret, dont la rivale n’était autre que Marilyn (pas facile de lutter), ou comme, côté masculin, Philippe Delerm, qui sait comme personne saisir l’exceptionnel dans chaque moment de la vie, et Guillaume Canet, qui a appris à ne plus se laisser abîmer par les critiques.

Alors assumons nos qualités, nos défauts, nos complexes… et la part de Bridget Jones qui est en chacune d’entre nous. Parce que, avouons-le, nous aussi, nous avons envie de nous présenter au téléphone comme une «déesse du sexe et de la débauche»… en espérant que ce ne soit pas notre mère au bout du fil.