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Arts Magazine International N°05

Février 2017. Version numérique

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Arts Magazines International N°5

Version numérique

100 pages

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Description

«L’art ne doit pas être un miroir qui reflète la réalité…»

L’art est un un marteau qui façonne la réalité». Cette affirmation de Bertolt Brecht pourrait être reprise par tous les peintres et les sculpteurs qui n’ont pas craint de sortir des chemins tracés pour explorer de nouvelles voies de création. Peu leur importent les critiques, et même l’accueil du public, les artistes peuvent, et même doivent, s’affranchir des règles pour proposer quelque chose de neuf. Et c’est la postérité qui tranchera, comme toujours.

Ce qui peut prendre pas mal de temps. Ainsi, aujourd’hui encore, les spécialistes restent partagés sur le nouveau réalisme, ce mouvement fondé en 1960 par le peintre Yves Klein et le critique d’art Pierre Restany, et qui a incarné pendant une décennie l’une des tendances de l’avant-garde. Ce courant, qui prônait un retour à la réalité, par opposition au lyrisme de la peinture abstraite de l’époque mais sans revenir à la pure figuration, a-t-il été révolutionnaire ? Finalement, peu importe la place qui leur est attribuée dans les dictionnaires, seules les oeuvres sont importantes. Et cela quelles que soient les divergences entre artistes.

À cet égard, difficile d’imaginer deux personnalités plus différentes que Matisse et Picasso. Le maître du fauvisme et le génie à la multitude de styles ont toujours été en concurrence. Si Matisse reconnaissait la force des tableaux de Picasso, il ne les aimait pas, reprochant à leur auteur une frénésie subversive, tandis que le second, plus jeune de douze ans, s’est toujours positionné en rival de son aîné, à la démarche trop consensuelle. Et pourtant, tous deux ont révolutionné l’art et leur influence est toujours aussi forte aujourd’hui.

À l’heure où la création foisonne, il n’a jamais été aussi simple de devenir collectionneur, même avec peu de moyens, les enchères en salles de vente étant désormais accessibles à tous, et plus particulièrement grâce à Internet. Certes, les puristes peuvent regretter le «bon vieux temps» qui n’était bien souvent bon que parce qu’ils étaient jeunes. Il n’en reste pas moins que la technologie ouvre le marché de l’art à un public de plus en plus large, de plus en plus jeune, de plus en plus passionné. Et tous les amateurs ne peuvent que s’en réjouir.